Tuesday 6
Culture and resilience
William's Daré
› 15:40 - 16:40 (1h)
› JOFFRE 5
La Résilience Baka et Bakola face aux mutations socio-environnementales (Cameroun)
Nguede Ngono Jean-Pierre  1@  
1 : Centre d'Etudes Africaines  (CEAf)  -  Website
Institut de recherche pour le développement [IRD] : UR194, École des Hautes Études en Sciences Sociales [EHESS], Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)
2ème étage 96 bd Raspail 75006 PARIS -  France

Cette communication propose une analyse approfondie de la résilience des mutations socio-environnementales au sein de deux communautés autochtones de chasseurs/cueilleurs, les Baka et les Bakola du Cameroun. Ces communautés qui jadis nomades, habitaient la forêt où ils tiraient l'essentiel de leur vie et survie. Aujourd'hui qu'elles ont été déplacées de leurs terroirs ancestraux pour des raisons de création d'aires protégées, de complexes agro-industriels, d'exploitation forestière et d'exécution de grands projets miniers, ces communautés sont plus que jamais en contact permanent avec des « grands noirs » ou bantous qui influencent en grande partie leurs modes de vie (chasse, cueillette et pêche) et conditionnent très souvent leur devenir.

 Pour faire face à ces mutations, l'Etat du Cameroun et des Organismes nationaux et internationaux à travers de vastes Programmes, accompagnent progressivement les Baka et les Bakola à se reconstruire une nouvelle vie qui intègre les exigences de la « modernité ». Malgré cet accompagnement, ces peuples restent encore sous l'emprise de grands fléaux tels que : l'alcoolisme, les maladies, la malnutrition, la marginalisation, la sous scolarisation, la non reconnaissance de leurs droits, etc. Comment réagissent-ils face aux mutations survenues dans leur vie ?

La thèse vise à identifier les différentes mutations, à les décrire et d'en analyser les stratégies mises sur pied par des Baka et des Bakola pour s'y adapter. Certaines mutations peuvent apparaître en surface sans pour autant remettre en cause de manière fondamentale leur attachement à la forêt et à certaines valeurs ancestrales. Toutefois, les différentes pressions exogènes (i.e. sédentarisation, mondialisation) et endogènes (i.e. attitude des individus, transmission) qui déterminent le degré d'avancement des différentes mutations ne doivent pas être sous-estimées, en tant qu'elles sont une menace pesant sur leur développement.

Par : Jean Pierre Nguede Ngono, doctorant en anthropologie à l'Ecole des Hautes études en Sciences sociales de Paris.

Email : jeanpierre.nguede@ehess.fr; nnguede@gmail.com

 


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